Article de la France Agricole du 3 mai

Le 3 mai, le groupe cheval du Parlement européen s’est réuni autour de Jean Arthuis pour réfléchir à la place de la filière équine dans la future politique agricole commune après 2020.

« Des aides et une fiscalité cohérente sont nécessaires pour soutenir ce secteur qui présente de nombreux avantages pour l’emploi rural et l’environnement européen », affirme le groupe cheval du Parlement européen dans un communiqué de presse.

Jean Arthuis rappelle qu’en octobre dernier, lors d’une conférence avec le Réseau Européen du Cheval (EHN), de multiples failles dans les politiques européennes avaient été soulevées. Le statut du cheval ou la fiscalité qui lui est imposée, par exemple, varient d’un pays à l’autre. L’eurodéputé estime que cela est préjudiciable pour le secteur et la pérennisation des activités équines.

Pour Pit Schlecher, président de la Fédération des chevaux de travail, les activités équines, sont peu prises en compte, mais représentent « une contribution innovante pour répondre aux critères d’une agriculture verte, organique et moderne ».

Future proposition de directive TVA

Concernant les aides venant de paris hippiques, le groupe cheval indique que « ces ressources sont indispensables pour la qualité de l’élevage, l’intégrité des courses hippiques, l’excellence de la filière en France, au Royaume-Uni et en Irlande ».

Au sujet de la fiscalité, Constance Popineau, directrice de la Fédération des éleveurs de pur-sang français, a demandé « plus de flexibilité pour le taux réduit et une extension « généreuse » de l’annexe 3, pour la future proposition de directive TVA attendue pour septembre. Un taux de TVA juste, simple et cohérent signifie une reconnaissance aussi du statut du cheval. La mise en convergence est essentielle, pour rétablir le lien avec l’agriculture et le sport. »

Enfin, Jean Arthuis et Marc Weintein, président du Réseau européen du cheval ont souligné la nécessité, de mettre en convergence les législations et les réglementations équines des États membres de l’UE et d’anticiper les éventuelles conséquences du Brexit.