Le saviez-vous ?

    QUELQUES INFORMATIONS PRATIQUES

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      Combien ça coûte de rouler en surcharge ?
      Qu’il est tentant de remplir toujours un peu plus sa remorque, sa benne ou tout simplement son van  ! Au-delà de la prise de risques (augmentation des distances de freinage, moins bonne tenue de route etc) être en surcharge peut avoir des conséquences pénales.
       
      Par définition, il y a surcharge dès lors que le *PTAC ou le *PTRA est dépassé (voir encadré en fin d’article). Comme le stipule l’article R312-2 du code de la route « il est interdit de faire circuler un ensemble de véhicules, un véhicule articulé ou un train double, dont le poids total roulant réel dépasse le poids total roulant autorisé fixé par la direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement ou par l’autorité compétente d’un Etat membre de la Communauté européenne, et inscrit sur le certificat d’immatriculation du véhicule tracteur ».
       
      En cas de contrôle sur la route, une surcharge de plus de 5 % du PTAC constitue une infraction de 4è classe et est sanctionnée d’un retrait de 3 à 6 points sur le permis de conduire et d’une amende forfaitaire de 135 € (pouvant être minorée à 90 € et majorée à 750 €). S’il y a récidive, ou si la surcharge excède 20 % du PTAC, il s’agit d’une infraction de 5è catégorie, passible d’une amende de 1 500 € à 3 000 € voire d’une suspension de permis (qui peut durer trois ans). Le véhicule peut également être immobilisé jusqu’à ce que l’excédent de marchandise soit déchargé.
       
      Plus grave, si les experts de l’assurance démontrent qu’une surcharge est à l’origine de l’accident, vous n’obtiendriez qu’une indemnisation en responsabilité civile, c’est-à-dire que seuls les dommages causés à un tiers seront couverts, excluant de ce fait les dégâts sur votre matériel, véhicule ou votre personne.
       
      De même si le conducteur est un salarié de l’exploitation, il peut se retourner juridiquement contre son employeur pour faute inexcusable si ce dernier ne lui a pas fourni les moyens matériels nécessaires pour vérifier la charge transportée.
       
      Il est donc préférable d’éviter toute surcharge, donc de vérifier que les PTAC / PV / CU des remorques sont respectés. Pour cela rien de plus simple : il suffit de regarder la carte grise ou la laue de tare, obligatoires comme l’indique l’article R317-9 du code de la route.
       
      *  PTAC : Poids Total Autorisé en Charge
      *  PTRA  : Poids Total Roulant Autorisé
      *  PV      : Poids vide
      *  CU     :  Charge Utile (Pour la calculer, il suffit de soustraire le poids à vide du véhicule du poids total autorisé en charge comme ceci :
       
                             CU  =  PTAC  –  PV
    2. 2
      Alcool, coke et régime : les addictions reines du hippisme
      Richard Hughes vient de s’enfiler une bouteille et demie de champagne, 10 oranges et pas moins de 14 diurétiques. Coincé dans les bouchons, quelques heures avant la course de l’année, il sent sa vessie exploser. La route s’ouvre, il court aux toilettes. Pisse, pisse encore, pisse toujours, au moins trente secondes, jusqu’à ce que la douleur s’en aille. Puis il s’évanouit, trop faible.
       
      La scène est révélatrice des folies que s’imposent les jockeys. Elle ouvre « Un poids en moins » (« A weight off my mind »), l’autobiographie de l’un des plus improbables cavaliers que l’Irlande ait produit. Richard hughes raconte notamment ses dix années d’alcoolisme et les contraintes qu’il imposait à son corps, bien trop grand pour ce métier -1,75m.
       
      Lee Mottershead, auteur du livre explique :
       
      « Comme beaucoup de jockeys, il buvait en partie pour contrôler son poids, en accompagnant l’alcool de diurétiques. Cela a entraîné une prise d’alcool de plus en plus excessive. Il n’arrivait plus à s’en sortir. »
      vincennes
      Soirée de courses à l’hippodrome de Vincennes, en mars 2013 (Audrey Cerdan) 
       
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      L’alcool : "La passion des jockeys, avec les chevaux et les filles"
      Dans les courses, l’appel de la bouteille et la menace de la balance vont de pair.
      L’alcool déshydrate, donc vous emmène plus facilement aux toilettes, et agit comme antidouleurs.
      Pour Manuel Aubry, cavalier d’entraînement à Maisons-Laffitte, c’est l’une des trois passions des jockeys, avec les chevaux et les filles.
      « La vie d’un jockey de course, c’est le matin l’entraînement, l’après-midi aux courses et la soir la fête. Pas tous les soirs, mais souvent, ont est cramé à 23 heures. Pas mal de vin blanc et de champagne, parce que ça ne fait pas grossir. Trouve-moi quelqu’un aux courses qui ne picole pas ! ».
      Manuel Aubry a 34 ans mais n’est jamais monté en course : »trop gros ». Il n’a jamais voulu s’astreindre aux régimes que doivent s’infliger ceux trop grands pour faire ce métier, mais trop talentueux pour ne pas le faire.
       
      « Mon poids, c’est 73 kilos. Je suis descendu à 66,5 : je faisais de l’hypoglycémie ».
       
      Etre grand, pour un aspirant jockey, est un désavantage au mieux, un drame personnel au pire. Un siècle avant Richard Hughes, il y eut Fred Arthur, qui se suicida en 1886 parce qu’il n’arrivait plus à tenir son régime strict. Manuel souffle sans regrets : « Mon poids, c’est 73 kilos. Je suis descendu à 66,5 : je faisais de l’hypoglycémie ».
      Et c’est encore trop lourd pour être jockey.
       
      Il est entré dans les courses par passion, comme tout le monde. Antoine Lhérété, prometteur jockey de trot de 19 ans, le dit à sa façon : »Faut être passioné à fond, parce que c’est pas facile tous les jours : le rythme de travail, les sept jours sur sept … ».
       
      « Lad, c’est un truc de crève-misère »
       
      Quelques jockeys ont la belle vie mais ils ne sont pas nombreux et leur succès peut-être éphémère. Quand on est si maigre, une mauvaise chute est vite arrivée. Seuls les « cracks » échappent à l’éreintant curage des box, qui commence tous les matins à 6 heures, puis la monte de chevaux pas encore débourrés ou récalcitrants, parce qu’il pleut ou qu’il fait 40 degrés.
       
      Ça, c’est le quotidien de la grande majorité des jockeys et des « lads » -garçon d’écurie. Les premiers l’agrémentent de quelques courses et d’un salaire très correct, grâce aux primes -un jockey moyen gagne rapidement    3 000 euros par mois. Pour les lads, en revanche …. Manuel Aubry en a vu quelques uns mal tourner :
       
      « Parmi les lads, il y a beaucoup d’anciens jockeys. Le poids les a rattrapés, ou France Galop leur a retirés leur licence parce qu’ils ont provoqué des accidents. Mais ils restent alcooliques. Ils font des boxes toute la matinée, payés 1 000 euros et dorment dans une chambre de 9 mètres carré, parce qu’ici (Maisons-Laffitte) l’immobilier est très cher. »
       
      Franck (son prénom a été changé pour protéger son emploi) par exemple a dû arrêter de monter parce qu’il commençait « à faire n’importe quoi, à accepter de monter à n’importe quel poids ». Il a alors goûté au boulot et au salaire d’un lad :
      « faut pas se leurrer, si tu fais se métier et que tu montes pas en course…. C’est un truc de crève-misère. Tu gagnes royalement 1 500 euros par mois quand l’écurie est en forme,et ce sera ça toute ta vie, sans augmentation.
      Dans les courses, il y a de l’argent, oui, chez les propriétaires. Mais les entraîneurs n’en ont pas spécialement et les lads encore moins ».
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      La cocaïne "A la base, ce n’est pas pour le poids"
      De même qu’il y a le monde des propriétaires milliardaires et celui des écuries, il y a celui du trot et du galop. Le premier, rural, familial, casquettes. Le deuxième, plus classique, plus snob, plus chapeaux. Les deux milieux ne se mélangent pas trop. Antoine Lhérété :
      « la drogue, nous ? jamais. Dans le galop, je ne suis pas là pour voir, mais ils doivent s’en mettre un petit peu, y’a plus d’argent…. ».
       
      De la drogue, il y en a un petit peu, en effet, dans le beau monde du galop. Un usage festif avant d’être un coupe-faim. Le problème concerne une minorité de jockeys, dit Franck, mais « tout le monde sait que la cocaïne tourne facilement » -même si le principal dealer du milieu des courses à Maisons-Laffitte, « ville du cheval », vient de tomber.
       
      « Ce n’est qu’en arrivant à Maisons-Laffitte que j’ai vraiment commencé. A la base, ce n’était pas pour le poids. Mais en soirée, j’ai vu que si je buvais à grands coups de bouteilles de vodka et que je prenais de la cocaïne, je n’avais pas faim et je pissais beaucoup : donc je perdais du poids.
       
      Je suis devenu accro, j’en prenais seul devant la télé, à 22 ans. Jusqu’à 3-4 grammes dans la nuit. Je ne pensais qu’à ça toute la journée. Tout ce que j’ai gagné en courses est parti dans la fête et, inévitablement, dans la cocaïne.
       
      Ça m’est arrivé quelquefois de monter juste après m’être fait un rail. On me disait : « Tu vas voir, tu vas pas sentir l’effort, tu vas être plus énergique à la lutte…. » j’ai perdu les pédales plus qu’autre chose ».
       
      France Galop, qui gère toutes les courses de galop, attrape de temps à autre quelques jockeys. Souvent des étrangers, pas forcément habitués aux contrôle antidopage français : environ un millier de cavaliers contrôlés par an, sur 7 0000 courses, sans compter les éthylotests. Paul-Marie Gadot, Chef du département livrets et contrôle :
       
      « Ce n’est pas pour s’assurer qu’ils ne se dopent pas, parce que la performance est faite par le cheval, mais on veut s’assurer que le jockey ne met sa santé en danger pour faire le poids, qu’il n’a pas pris d’alcool, qu’il n’est pas sous antidépresseur ou qu’il n’a pas pris de diurétiques.
       
      La liste des cracks du galop pris à la cocaïne ces dernières années est impressionnante :
      •  l’irlandais Dean Gallagher (2 fois) redevenu roi des obstacles
      • le français Dominique Boeuf 4 fois Cravache d’or, incarcéré dans le cadre d’un trafic de cocaïne
      • l’irlandais Kieranb Fallon (2 fois) double vainqueur de l’Arc de Triomphe pour qui « il y a un problème de drogue dans les courses »
      • l’allemenda Andrasch Starke contrôlé à la cocaïne 10 ans avant de remporter l’arc de Triomphe (2011)
      Le dernier en date, c’est l’italien, Lanfranco Dettori, star absolu du galop, dont la popularité en Angleterre a largement dépassé les champs de courses. Jockey émérite avec plus de 3 000 courses gagnées, mais aussi présentateur télé, patron de restaurants…. et contrôlé positif en fin d’année dernière, toujours en France.
       
      Vingt ans avant son contrôle, Dettori s’était déjà fait attraper avec de la cocaïne dans une rue de Londres et expliquait :
      « Ce n’était pas pour perdre du poids. C’était pour le fun. J’allais en boîte, il y avait de la cocaïne et je voulais épater la galerie ».
       
      De fait, les jeunes jockeys à succès basculent rapidement dans un autre monde lors de leurs premières courses en région parisienne. Eric Morel, propriétaire de chevaux en Normandie :
       
      « Les conditions de travail sont rudes, y compris pour les gens sur le devant de la scène, avec un milieu plutôt paysan où il y a une tradition de bonne chère. Donc les conditions sont réunies pour tendre vers une certaine forme d’alcoolisme.
      Les jeunes jockeys découvrant l’argent et les hautes sphères parisiennes, versent assez facilement dans la prise de drogue qui pour eux, est un signe de reconnaissance. On est dans la compétition et dans la représentation.
      Ils sont aussi sujets à une pression énorme, un peu comme dans le milieu des traders. Tout le monde compte fortement sur eux et la survie de l’écurie en dépend parfois. C’est un milieu fermé au sens propre : il y a un mur d’enceintes autour du centre de Grosbois (base du trot français). On y vit, on y travaille, on y dort, on s’y éclate, parce ce que c’est nécessaire. Tout est réuni pour que les gens cherchent des dérivatifs.
       
      Le régime permanent : manger à peine, transpirer beaucoup, les toilettes énormément
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      Combien gagnent les jockeys?
      Les 634 jockeys référencés possèdent automatiquement un compte ouvert à France Galop. Le tarif des montes est régi par le Code des courses et est appliqué selon le barème suivant: 8,5% de l’allocation (y compris la prime au propriétaire) attribuée au cheval monté, dont 7% pour le jockey (5% pour un apprenti) et 1,5% pour la Caisse des jockeys de galop en France
       
       
      A la lecture des chiffres de l’année 2011 (voir infographie), on s’aperçoit que les vedettes des pelotons, comme Olivier Peslier, vivent plutôt bien de leur activité. Si plusieurs d’entre eux arrondissent leur salaire à l’étranger, souvent l’hiver lors de la période creuse dans l’Hexagone, en France leurs émoluments sont en effet proches du salaire moyen d’un joueur de football de Ligue 1 (45321 € pour la saison 2010-2011).

       

      3 filles dans le top 100

       

      En revanche, et un peu comme au tennis, pour la plupart des 634 jockeys référencés par France Galop, la situation est moins reluisante. La majorité vit grâce aux montes perdantes, attribuées lorsque leur partenaire ne finit pas la course parmi les cinq premiers. Celle-ci s’élève à 14,92 € en plat et à 53,32 € en obstacle. Pour les apprentis, elle est de 7,79 € (en plat) et de 30,85 € (obstacle). Mais surtout, ces pilotes, comme Sébastien Mard, se nourrissent avec leur emploi de jockey d’entraînement dans une écurie. Par ailleurs, si elles sont de plus en plus nombreuses dans les courses, les filles ne sont que trois — Delphine Santiago (67e), Pauline Prod’homme (91e) et Nathalie Desoutter (98e) — dans le top100.

       

      Enfin, France Galop offre la possibilité de gérer les frais de transport des jockeys. Si le jockey n’a pas demandé le remboursement de ses frais au propriétaire l’ayant fait monter, il a la possibilité de remplir sur l’hippodrome une déclaration de déplacement permettant un remboursement automatique par le débit du compte du propriétaire. Le montant de ce remboursement est le produit de l’indemnité kilométrique, fixée à 0,31 € par km, par la distance calculée par France Galop entre l’hippodrome et la préfecture du département du domicile déclaré par le jockey à France Galop.

    L'HISTOIRE ET L'EQUITATION

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      De l’origine de l’équitation
      Si les hommes préhistoriques ont chassé le cheval pour le consommer (la colline de Solutré en est témoin), les hommes d’Asie Centrale montaient déjà à cheval sept millénaires avant JC.
      Les Mongols domestiquèrent le cheval 6 000 ans avant JC.
      Les chars à roues pleines apparaissent 3 500 ans avant JC.
      Les chinois ont une cavalerie à partir de l’an 3 000 avant JC.
      Des chars légers sont représentés sur des mosaïques du socle d’UR (2 700 ans avant JC).
      Et à partir de là, toutes les migrations, invasions et guerres verront leurs succès liés à l’emploi du char et de la cavalerie et ce jusqu’à nos jours puisque les Cosaques et des Polonais ont chargé des tanks allemands pendant la dernière guerre mondiale.
      Le premier traité de dressage encore utilisable de nos jours est de Xénophon  environ 390 av JC. Le premier ouvrage de dressage et d’entraînement du cheval de guerre a été écrit vers 1360 av JC par KIKKULIS, Grand Ecuyer de MOURSIL II, Roi des HITTITES (Anatolie ou Asir Mineure).
    2. 2
      De l’évolution de l’équitation
      Au fil des siècles, les chevaux seront les participants de toutes les conquêtes :
      200 ans avant JC, les Chinois se servent d’une selle à grands quartiers empêchant l’usage des jambes , remplacées par un fouet.
       
      4ème siècle : l’Empereur costANTin possède une cavalerie de 150 000 chevaux. Ils sont harnachés d’une selle avec étriers. Le Consul JOUIN, Gaulois d’origine fait échec à 3 invasions des Germains à la tête de la cavalerie de Rome.
       
      5ème siècle : ATTILA, roi des Huns soumet les Slaves, les Germains, les Gaulois et les Italiens grâce à sa cavalerie.
       
      6ème siècle : Une cavalerie mercenaire formée de Gaulois, Germains et Romains est chargée de stopper l’invasion des Huns.
       
      8ème siècle : Charles MATTEL repousse les Arables près de Poitiers en partie grâce à la supériorité numérique de sa cavalerie (732)
       
      10ème siècle : SALADIN rétablit l’ordre en Egypte avec ses cavaliers.
       
      12ème siècle : Geoffroy de PREUILLY codifie les règles de tournois.
       
      12ème et 13ème siècle : GENGIS KHAN crée un empire grâce à la mobilité de sa cavalerie.
       
      et d’évolutions en évolutions, l’Art équestre a  été marqué par des cavaliers hors du commun , qui ont enrichi petit à petit l’équitation.
    3. 3
      Quelques grands hommes
      Federico GRISONE 16ème siècle
      Giambatista PIGNATELLI
      Salomon de la BROUE 
      Antoine de PLUVINEL 
      Pierre du VERNET DUPLESSY
      François ROBICHON de la GUERINIERE
      François de LUBERSAC
      Jacques d’AUVERGNE
      P. Marie et J. François d’ABZAC
      François BAUCHER
      Antoine CARTIER d’AURE
      Charles RAABE
      Général Alexis l’HOTTE
      Général François FEVEROT de KERBRECH
      Etienne BEUDANT
      Federico CAPRILLI
      Général Edmond WATTEL
      Colonel Pierre DANLOUX
      Général Albert DECARPENTRY
       
      sans oublier le grand Maître portugais Nuno OLIVIERA. 
    4. 4
      De l’origine du cheval
      Il est apparu sur notre planète 70 000 000 d’années avant notre ère, sous la forme d’un petit animal de 30 cm de haut, avec quatre doigts à chaque membre : cet EOHIPPUS va évoluer lentement en fonction de la sélection naturelle et de l’adaptation aux milieux, eux aussi en perpétuelle mutation.
       
      Il y a 36 000 000 d’années, il est devenu le MESOHIPPUS. Sa tête est maintenant assez ressemblante à celle de nos chevaux, mais il mesure  qu’environ 50 cm. Il n’a plus que trois doigts à chaque pied.
       
      6 000 000 d’années après, il atteint 90 cm et 13 000 000 d’années, il mesure 1m20 et n’a plus qu’un doigt par membre et deux atrophiés.
       
      Enfin, entre 3 000 000 et 1 000 000 d’années, apparaît l’EQUUS qui a donné naissance aux sous-genres zèbre, âne, hémione et notre EQUUS CABALLUS.
      Les sous-genres se sont séparés il y a environ 3000 000 ans.
      Si le cheval de Solutré a disparu, certains ont survécu comme le cheval de Prewalski, le Tarpan de Sibérie, le Mustang et le Camargue. Le berceau du cheval semble être l’Amérique, d’où une première migration fait en retrouver les traces en Europe et en Asie.
       
       On distingue quatre grandes migrations qui voient les ancêtres du cheval apparaîtrent en Afrique, sur le plateau central de l’Asie, en Arabie, la Chine et les Indes.
      Son retour en Amérique, d’où il avait disparu environ 3000 000 ans n’est dû qu’à son « importation » par les Conquistadors Espagnols.  
    5. 5
      Historique du cheval Corse
      De tout temps, la Corse a possédé une race de petits chevaux (16 000 têtes en 1910 dont     7 850 chevaux et 8 160 mules, mulets et juments mulassières).
       
      Le cheval fait partie de la civilisation Corse : il accompagne le corse dans ses déplacements et est son compagnon indispensable pour le combat : César disposait pour conquérir la Gaule de cohortes d’auxiliaires corses dont 1/10 étaient à cheval, Henri II, Dauphin faisait grands cas de sa compagnie de 200 arquebusiers corses à cheval, les Papes depuis le XI ème siècle s’étaient attachés les service d’une garde corse, laquelle fut fortement développée sous les Borgia avec quatre compagnies de gens d’armes (cavalerie lourde).
       
      Henri IV, de passage à Lyon,se fit présenter une compagnie de cavalerie légère d’un régiment corse. Sous Louis XV, le régiment corse cavalerie est engagé….en Corse pour parer à toutes menées éventuelles anglaises. Puis ce fut la conquête de l’île par les français, malgré la vittoria di u Borgu en 1768 de la cavalerie corse de Pascal Paoli.
       
      Il est admis qu’une souche indo-européenne a évolué en Corse au long des siècles et au gré du milieu, du climat et  de l’utilisation. Elle a de plus été soumise à des influences génétiques extérieures dont la principale fut l’apport de sang oriental (arabe ou barbe) au cours de la période de l’occupation sarrasine à partir du VIII ème siècle.
       
      Ce cheval comme l’âne et le mulet, tient une place particulière dans la tradition corse.
       
      U CAVALLU CORSU
    6. 6
      Agriculteurs
      La loi de développement des territoires ruraux est parue au J.O le vendredi 25 février 2005.
      L’article 38 de la loi de développement des territoires ruraux modifie l’article  L 311-1 du code rural, les activités des centres équestres sont désormais « réputés agricoles ». 
      Ils sont désormais placés d’emblée dans le droit agricole spécifique.
      Exemple : achats tracteurs, terrains agricoles, etc.